|  home  |   programs  |  about  |   contact  |

 

Publié en mai 2002. 

 

Interview avec Jean-Pierre Bal, directeur-fondateur de l'école supérieure de leadership Thierry

 

"Peut-on apprendre à devenir leader ? "

 

Dans la rubrique "Point de vue" du magazine On-line, mensuel édité par Vedior Intérim en Belgique, Jean-Pierre Bal répond aux questions d'un journaliste. En partant de la question "Naît-on leader ou le devient-on ?", Mr. Bal expose quelques points de vues sur ce sujet, et élucide quelques aspects-clé du Master in Leadership présenté par l'Ecole de Leadership Thierry. Voici des extraits choisis de cet article. 

 

Naît-on leader ou le devient-on ?  Globalement, les scientifiques sont enclins à penser que la génétique n'explique pas tout. Tant mieux. Si cette qualité n'est pas totalement déterminée par nos chaînes d'acides aminés, chacun d'entre nous peut continuer à rêver à son destin de leader. Quitte à prendre quelques cours.

 

Personne n'a encore trouvé le gène du leadership en analysant les restes de Churchill, Roosevelt ou de Gaulle. Mais personne n'est capable non plus de définir avec précision le cocktail idéal d'éducation et d'études qui conduirait un enfant à coup sûr vers les hautes sphères où s'épanouissent les leaders.

 

J-P Bal : "Je suis certain d'une chose. Les premières années de la vie sont déterminantes. Et le comportement des parents exerce une influence décisive"

 

Les futurs talents de leader d'un enfant reposeraient donc en grande partie sur les épaules de ses géniteurs.

 

"Généralement, dans son enfance, un leader a pu compter sur des parents qui étaient soucieux de le voir évoluer vers des fonctions supérieures. Et surtout, qui lui ont appris comment tirer les leçons de ses échecs. En même temps, un père ou une mère qui sont eux-mêmes leaders transmettent à leurs enfants des attitudes, des conseils, tout un bagage qui facilite la formation d'une personnalité dirigeante".

 

Cela dit cet héritage n'est pas obligatoire:

 

"On rencontre bien sûr des leaders qui viennent de milieux moins favorisés. Quoi qu'il en soit, dès leur plus jeune âge, les leaders ont souvent eu l'occasion de mettre en pratique leur sens de la direction d'hommes, par exemple dans un mouvement de jeunesse. Celui qui, à trente ans, n'a jamais eu la responsabilité de conduire un groupe et qui, par le biais d'une promotion, prend la tête d'une équipe, est face à un défi redoutable." 

 

Petit chef ou grand patron ? Mais au fond, qu'est-ce qu'un leader ? D'abord, tant pis pour les adversaires du franglais, ce mot n'a pas d'équivalent en français. On ne peut pas le traduire par dirigeant, qui renvoie trop à l'idée de commandement, encore moins par chef, patron, ni même gestionnaire. 

 

"Des leaders, on en rencontre dans la vie de tous les jours. Tenez, dans un groupe d'amis, quand le silence se fait dans les conversations, quand on ne sait plus très bien quoi faire, il y a toujours quelqu'un qui émerge et qui relance la discussion ou qui propose une activité. Voilà un indice qui dévoile des capacités de leader."

 

Ce n'est pas pour autant qu'il est appelé à un destin mondial. 

 

"Bien sûr que non. Il n'est d'ailleurs pas nécessaire d'avoir des ambitions démesurées pour se poser en leader. Un contremaître peut aussi avoir cette qualité."

 

En réalité, comme le souligne Jean-Pierre Bal, il existe des dizaines de définitions du leader. 

 

"Disons pour résumer que ce qui le caractérise c'est qu'il a la capacité de formuler une certaine vision de l'avenir et de persuader des gens de le suivre dans cette direction."

 

Convaincre de changer. Surgit alors un débat très contemporain. 

 

"Dans notre environnement actuel, la gestion du changement est au cœur de la survie des entreprises et des organisations en général. Et pour changer les choses, il faut un leader, c'est-à-dire quelqu'un qui possède la vision à long terme, ainsi que la puissance de conviction nécessaire. C'est d'ailleurs dans ces deux domaines que les dirigeants d'aujourd'hui rencontrent le plus de difficultés. Ils sont souvent soumis à la dictature du court terme et n'ont plus le temps d'avoir le recul nécessaire. Et quand ils veulent un programme de changement, ils se heurtent à des résistances d'autant plus fortes que leur organisation a déjà été soumise à de nombreux bouleversements."

 

Bref, on n'a jamais eu autant besoin de leaders qu'aujourd'hui, étant entendu que l'on ne peut imposer valablement un changement "par la force".

 

"Justement, sachant que l'on a pas identifié le chromosome du leadership et que tout le monde n'a pas été chef scout à dix-huit ans, nous n'avons pas d'autre solution que la formation. C'est la raison pour laquelle les universités et les écoles de commerce introduisent progressivement des cours de leadership dans leurs programmes."

 

Avec le Master in Leadership vous vous adressez à des professionnels qui sont à un carrefour de leur carrière et qui veulent aller plus loin. 

 

"On aurait pu commencer par là : pour devenir leader, il faut en avoir envie. Cela ne suffit pas, mais ce n'est pas le cas de tout le monde non plus."  

 

------------------------------

|   autres extraits   |   profil  |

                       

|  home  |   programs  |  about  |   contact  |


 

© Copyright 2002-2015, The Thierry Graduate School of Leadership. All rights strictly reserved for all countries  

Page updated on: 2015-03-05